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<rdf:Description rdf:about="https://www.pierre-henry.org/items/show/193">
    <dcterms:title><![CDATA[Fragments pour Artaud]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Musique concrète]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Artaud, Antonin, 1896-1948]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<em>Le projet initial date du début des années 1950, quand Pierre Henry travaillait à la Radio : les voix non créditées au générique qui disent les fragments des Tarahumaras furent enregistrées dès cette époque. L’œuvre se fonde sur une sélection d’écrits d’Antonin Artaud et de sons produits par le poète lettriste François Dufrêne. Ces textes lus décrivent, pour la plupart, des rites sacrificiels ancestraux liés aux religions vouées au culte du soleil. Pierre Henry opère ici un traitement sonore des textes qui les rendent difficilement intelligibles, mais qui révèle leur puissance musicale et libère l’imaginaire de l’inouï, de l’inexplicable, et parfois de l’insupportable souffrance.<br /><br />&nbsp;<br /></em>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[« On entendra comme le bruit d’une immense roue qui tourne. Les pas seront agrandis, auront leurs propres échos. On entendra grossissant par moments jusqu’à devenir obsédant un perpétuel bruit d’eau. Il y aura en plus le bruit d’un vent qui bourdonnera par secousses très haut dans l’air introduisant une impression particulière de solennité mais sans mugir comme si l’atmosphère en était largement souffletée. Appels de voix et bruits de béquilles, heurtant rythmiquement le sol et les murs, seront ponctués par un son bizarre, inexplicable. Certaines raideurs de gestes, d’attitudes seront accompagnées par des bruits d’automates, des grincements qui se termineront en mélodies. La lumière entrera avec un bruit de vibration atroce amplifié jusqu’à en devenir insupportable, déchirant… Les bruits, les sons seront choisis, placés dans des silences significatifs. Ils auront eux-mêmes un rythme. Ils seront construits : toute voix, toute rumeur aura sa place, son importance, s’intégrera dans un tout. De plus, ces bruits auront toute l’ampleur désirable. On se servira pour cela des bruits réels enregistrés sur disques et dont on réglera à son gré l’intensité et le volume par le moyen d’amplificateurs et de haut-parleurs distribués dans tous les endroits de la scène et du théâtre." <br /><em>Antonin Artaud, Trois oeuvres pour la scène [1964], Oeuvres complètes, Paris, Gallimard, 1980, vol 2, p. 104<br /></em>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[« Il y a une idée concrète de la musique où les sons interviendront comme des personnages, où les harmonies sont coupées en deux et se perdent dans les interventions des mots. [...] De plus la nécessité d’agir directement et profondément sur la sensibilité par les organes invite, du point de vue sonore, à rechercher des qualités et des vibrations de sons absolument inaccoutumées, qualités que les instruments de musique actuels ne possèdent pas, et qui poussent à remettre en usage des instruments anciens et oubliés, ou à créer des instruments nouveaux. Elles poussent aussi à rechercher, en dehors de la musique, des instruments et des appareils qui, basés sur des fusions spéciales ou des alliages renouvelés de métaux, puissent atteindre un diapason nouveau de l’octave, produire des sons ou des bruits insupportables, lancinants. » <br /><em>Antonin Artaud, Le Théâtre de la cruauté (Premier manifeste)[1932], Le Théâtre et son double [1938], Paris, Gallimard, 1964, p. 146-147.</em>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<em>Extraits choisis par Pierre Henry pour la note de programme de la création, 1970, en hommage aux prémonitions visionnaires d'Antonin Artaud .</em>]]></dcterms:description>
    <dcterms:tableOfContents><![CDATA[1. Mexique (4’18)<br />
2. Les Tarahumaras 1 (1’21)<br />
3. Maya (3’09)<br />
4. Chœur 1 (1’55)<br />
5. La religion (5’19)<br />
6. Chœur 2 (0’36)<br />
7. Le temple d’Emèse (6’56)<br />
8. Les Tarahumaras 2 (1’19)<br />
9. Le langage (2’43)<br />
10. L’étoile mange (4’13)<br />
11. Chœur 3 (1’14)<br />
12. Le temple est là (6’35)<br />
13. Il n’y a que le vide (6’06)]]></dcterms:tableOfContents>
    <dcterms:creator><![CDATA[Henry, Pierre, 1927-2017]]></dcterms:creator>
    <dcterms:source><![CDATA[Fonds Pierre Henry, boites rouges PHBR-00024, PHBR-00026 ; PHBR-00029 ; PHBR-00041 ; PHBR-00049 ; PHBR-00058 ;  PHBR-00129 ;  PHBR-00142 ;  PHBR-00174 ; PHBR-00206 ; PHBR-00239 ;  DONAUD1807-229 ]]></dcterms:source>
    <dcterms:source><![CDATA[Fonds Pierre Henry, classeurs DONAUD1807_000058 ; DONAUD1807_000081 ; DONAUD1807_000105 ; DONAUD1807_000106 ; DONAUD1807_000141 ; DONAUD1807_000154 ; DONAUD1807_000159 ; DONAUD1807_000163 ; DONAUD1807_000171 ; DONAUD1807-229]]></dcterms:source>
    <dcterms:date><![CDATA[1970]]></dcterms:date>
    <dcterms:created><![CDATA[1970-03-21]]></dcterms:created>
    <dcterms:modified><![CDATA[Composé en février et mars 1970.]]></dcterms:modified>
    <dcterms:contributor><![CDATA[Dufrêne, François, 1930-1982. Voix]]></dcterms:contributor>
    <dcterms:medium><![CDATA[Bande magnétique]]></dcterms:medium>
    <dcterms:language><![CDATA[fr]]></dcterms:language>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://pierre-henry.org/items/show/193]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:bibliographicCitation><![CDATA[Artaud, A. (1963). Les Tarahumaras ; Décines (Isère). Décines : L&#039;Arbalète.]]></dcterms:bibliographicCitation>
    <dcterms:coverage><![CDATA[Paris (France)]]></dcterms:coverage>
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