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<rdf:Description rdf:about="https://www.pierre-henry.org/items/show/262">
    <dcterms:title><![CDATA[Portrait - Souvenir]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Musique concrète]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Dufrêne, François, 1930-1982]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<em>Cette œuvre a été composée en hommage au poète lettriste François Dufrêne, à partir de nombreux enregistrements de sa voix.</em>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA["J'étais installé dans mon studio de la rue Cardinet depuis 1959, quand un jour j'ai vu arriver François Dufrêne. J'ai senti alors que c'était comme un ange vocal qui venait me visiter. Je comprenais que ce serait un générateur de voix, de souffles, de cris, un personnage de sons. <br />Dans ma musique ce qui est important c'est qu'il y ait toujours une voix. Il faut que la voix soit là, forte, humaine, animale. Avec Dufrêne, nous avons beaucoup parlé. Il accrochait bien à mon travail. On s'est mis très vite à enregistrer son vocabulaire, sa "granulométrie " des sons vocaux. <br />Depuis 1953 ses cri-rythmes ultra-lettristes explorent dans la voie d'un automatisme organique les possibilités vocales d'une musique concrète, forme d'expression fondée sur la spontanéité et sans partition d'aucune sorte, directement enregistrée au magnétophone. Le "Tombeau de Pierre Larousse ou TPL" et ses suites mettent en oeuvre un détournement des mots du dictionnaire à des fins purement phonétiques. <br />Il découvre en 1957 les "dessous" des affiches lacérées par des passants anonymes, constitués par les empreintes que les couches de papier laissent les une sur les autres. Il les expose dès 1959, notamment à la première Biennale de Paris. En 1960, il est invité à créer une "salle d'art dit expérimental" au salon Comparaisons. La même année il contribue, avec Yves Klein, Tinguely, Arman, Hains et Villeglé à la fondation du premier groupe des Nouveaux Réalistes. <br />Pour moi François Dufrêne a été plus qu'un peintre ou un poète sonore, mais plutôt, pourrais-je dire, comme un merveilleux oiseau qui venait et me faisait entendre des choses tout à fait inouïes. Sa mort est une perte, comme si je perdais certaines de mes oeuvres et certaines de mes bandes. C'est un manque que je ressens encore de ne plus avoir la possibilité que François enregistre un nouveau son." <br /><em>Pierre Henry, note du programme de la création, 1986.</em>]]></dcterms:description>
    <dcterms:tableOfContents><![CDATA[en 8 mouvements : <br />
1. Ouverture (1&#039;49)<br />
2. Gifle (5&#039;50)<br />
3. Lyrisme (1&#039;10)<br />
4. Masses (7&#039;32)<br />
5. Suprématie (4&#039;06)<br />
6. Tragédie (3&#039;38)<br />
7. Cirque (4&#039;25)<br />
8. Bal (3&#039;06)]]></dcterms:tableOfContents>
    <dcterms:creator><![CDATA[Henry, Pierre, 1927-2017]]></dcterms:creator>
    <dcterms:source><![CDATA[Fonds Pierre Henry, boite rouge PHBR-00075]]></dcterms:source>
    <dcterms:source><![CDATA[Fonds Pierre Henry, classeur DONAUD1807_000059]]></dcterms:source>
    <dcterms:date><![CDATA[1986]]></dcterms:date>
    <dcterms:created><![CDATA[1986-07-10]]></dcterms:created>
    <dcterms:modified><![CDATA[Composé de mars à mai 1986]]></dcterms:modified>
    <dcterms:medium><![CDATA[Bande magnétique]]></dcterms:medium>
    <dcterms:language><![CDATA[fr]]></dcterms:language>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://pierre-henry.org/items/show/262]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:coverage><![CDATA[Paris (France)]]></dcterms:coverage>
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