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<rdf:Description rdf:about="https://www.pierre-henry.org/items/show/62">
    <dcterms:title><![CDATA[Grand tremblement]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Musique concrète]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[Cette<em> œuvre a été composée par Pierre Henry pour le projet d’un cycle de concerts organisé par Radio France à l’occasion de ses 90 ans.</em>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[« Ce trot de galop équivaut à une sorte de folie rythmique et sans repos ; il est la quintessence de mes gestes, de mes tremblements, de ma fièvre. C’est une œuvre de frustration, ce n’est pas une étude. Ce sont des tentatives de chants rythmiques. Il y a en permanence un rythme qui ralentit le temps par moments, et par moments l’accélère. C’est un travail sur la dynamique et sur la vitesse. Si l’on s’attarde aux apparitions, aux disparitions, alors, c’est foutu&thinsp;! On perd le fil&thinsp;! C’est vraiment un galop sans points de repère. <br />Un galop effréné, par bouffées&thinsp;; comme un voyage dans différentes eaux, jamais pareilles, c’est un peu de la sorcellerie. Rien ne dure, l’œuvre se termine par un apaisement, mais un apaisement-frustration. <br />La musique va de diminution en diminution. <br />C’est un galop d’achèvement, on se dépêche d’arriver à la fin. L’œuvre a décidé cela. Quand on entend un galop, on pense à autre chose. Chaque fois que j’ai entendu des galops, cela m’a donné envie d’aller ailleurs. C’est du flamenco qui s’achève. <br />Ces grands tremblements représentent une montagne. C’est une trépidation qui monte, mais qui tourne court. En fait, du début jusqu’à la fin, ce n’est qu’un tremblement et ce tremblement, c’est le rythme de la vie. C’est une œuvre éphémère. Son espace est limité et son feu s’éteint. C’est une course imaginaire. Elle est appelée à disparaître. C’est une œuvre aux cinquante nuances : jeu de timbres, jeu d’orgues, jeu de pianos, toutes ses harmoniques et toutes ses couleurs. Ce sont ces montagnes qu’il a fallu gravir et, en même temps tout retombe à plat et tout est à recommencer. Cette œuvre peut avoir mille versions et être tout le temps en action, mais ce que j’ai voulu, c’est montrer que l’action était là, précaire, fugitive. » <br /><em>Pierre Henry, retranscription de la note d’intention énoncée à l’oral, février 2017, Archives Pierre Henry.</em>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Henry, Pierre, 1927-2017]]></dcterms:creator>
    <dcterms:source><![CDATA[Fonds Pierre Henry, boites rouges PHBR-00208 &amp; PHBR-00209]]></dcterms:source>
    <dcterms:source><![CDATA[Fonds Pierre Henry, classeurs DONAUD1807_000148 ; DONAUD1807_000149]]></dcterms:source>
    <dcterms:date><![CDATA[2017]]></dcterms:date>
    <dcterms:created><![CDATA[2017-12-09]]></dcterms:created>
    <dcterms:modified><![CDATA[composé du 3 février au 14 mars 2017]]></dcterms:modified>
    <dcterms:medium><![CDATA[Bande numérique (DAT)]]></dcterms:medium>
    <dcterms:language><![CDATA[fr]]></dcterms:language>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://pierre-henry.org/items/show/62]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:coverage><![CDATA[Paris (France)]]></dcterms:coverage>
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