Pierre Henry

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  • Après la collaboration avec le groupe de rock anglais Spooky Tooth pour Ceremony [1969], Pierre Henry réalise de courtes séquences musicales en lien avec le projet, mais composées uniquement de ses sons, qu’il choisit acoustiques. Les prises de son sont effectuées au plus proche des objets qu’il met en mouvement dans des rythmes qui rappellent les rites ancestraux. Ces séquences ont également été intercalées, lors de quelques concerts dont celui du 9 février 1970 à l'Olympia (Paris), avec les sons plus électriques et rock de Ceremony. Cette Symphonie rituelle en 18 mouvements explore le rapport des hommes au sacré, incarné dans leurs rites et leurs cérémonies.

    Date 1970
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert, Musiques pour plasticien et sculpteur
  • Le projet initial date du début des années 1950, quand Pierre Henry travaillait à la Radio : les voix non créditées au générique qui disent les fragments des Tarahumaras furent enregistrées dès cette époque. L’œuvre se fonde sur une sélection d’écrits d’Antonin Artaud et de sons produits par le poète lettriste François Dufrêne. Ces textes lus décrivent, pour la plupart, des rites sacrificiels ancestraux liés aux religions vouées au culte du soleil. Pierre Henry opère ici un traitement sonore des textes qui les rendent difficilement intelligibles, mais qui révèle leur puissance musicale et libère l’imaginaire de l’inouï, de l’inexplicable, et parfois de l’insupportable souffrance.

     
    Date 1970
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert
  • Fondée essentiellement sur des sons instrumentaux non manipulés, cette œuvre met en mouvement un jeu structurel de cellules sonores, qui habitent les réseaux d’espaces et de durées du temps musical de façon de plus en plus dense.

    Date 1970
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert
  • "Pour l'ouverture du Mai culturel de Malakoff, Pierre Henry a repris vendredi la formule du « concert au sol », inaugurée il y a deux ans et demi au SIGMA de Bordeaux. Dans l'immense gymnase René-Rousseau, aux courbes tendues en arcs vers une grande baie lumineuse, les auditeurs, très nombreux, sont assis ou couchés à même le sol, libres d'aller et venir au gré de leur écoute de ce monde sonore, pétri par une multitude de hautparleurs.
    Quelques timides essais de chahut sont promptement effacés par Gymkhana (création mondiale), admirable tapisserie sonore où l'on est pris d'emblée par 1'« espace temporel » de Pierre Henry : les percussions mystérieuses (celles de La Noire à soixante) tombent et résonnent dans le silence, les notes de flûte, de hautbois, s'éparpillent lentement ou bien se marient en des points d'orgue sans fin; et l'on est pris par le mouvement de ces constellations qui tournent lentement en des polyphonies de rythme asymétrique d'une subtilité et d'une force très neuves, même si la dernière séquence où s'échelonnent les tubas d'un contrepoint un peu trop serré parait plus contestable.
    On retrouvait ensuite la Messe de Liverpool, où le travail lettriste et la monotonie des psalmodies sépulcrales gardent un caractère trop volontaire qui cependant ne doit pas cacher une certaine force explosive du langage avec, dans ces dissections et éructations, comme une recherche de la violence originale du Kyrie grec ou du Sanctus juif.
    Enfin Ceremony III déployait son effrayante puissance sonore et les grandes incantations de Spooky Tooth, dégagées des interludes souvent interminables qui les noyaient à l'Olympia. Celles-ci prennent une force rituelle plus intense dans leur mariage de pop'music et d'expression religieuse spontanée, à la manière des spirituals, auquel les « procédés » et inventions électroniques de Pierre Henry donnent une frappe souvent admirable."
    Date 1970
    Collection Textes
  • "[...] On a connu des gymkhanas automobiles ou motocyclistes. Voici une gymkhana électroacoustique. A défaut d'être sportive, l'oeuvre de Pierre Henry qui porte ce titre est d'une adresse singulière dans la création, le choix et le montage des sons. Quelle adresse ne faut-il pas, comme dans tout le reste de sa production d'ailleurs, pour parvenir à transposer, à traduire et à composer, avec cette virtuosité et cette rareté de matière sonore, les suggestions jaillies d'une imagination aussi extraordinairement riche que la sienne !
    Le bombardement lointain se rapproche et se transforme, une pulsation profonde s'installe à laquelle vient se superposer la continuité de trompes étranges, d'abord sombres trompes tibétaines, puis trompes de brouillard, puis trompes d'or éclatantes de lumière. L'audition devient peu à peu hallucinante. Il semble que derrière les oeufs géants on perçoive le chant lointain de crapauds eux aussi géants. La pulsation rythmique s'approfondit avec ce sens de l'ostinato que Pierre Henry trouve jusque dans les rythmes irrationnels. Des langues de feu passent en sifflant comme des feux follets malicieux. Des insectes fabuleux traversent l'espace, fendent l'air dans un souffle dur en faisant claquer la mécanique de leurs articulations etc., je renonce à répertorier les images nées de cette étrange audition d'une oeuvre remarquable où, loin de s'abandonner à un délire confus, Pierre Henry fait preuve d'une maîtrise étonnante dans la conduite d'une imagination déchaînée. Je me demande soudain si, tout compte fait, ce ne serait pas cela la musique qui conviendrait à Lautréamont, musique que l'on a souvent cherchée et avec des fortunes diverses. Après le Voyage et l'Apocalypse de Jean, Gymkhana me parait être une des réussites poétiques les plus envoutantes de Pierre Henry."
    Extrait de l'article, Le Figaro littéraire.
    Date 1970
    Collection Textes
  • "[...]C'est une oeuvre sans la moindre complaisance, qui ne cherche pas une minute à plaire ou à envoûter par l'obstination dynamique. Dépouillée, rigoureuse, elle est un très bel exemple de ce qu'un maître dans l'art des sons électroniques peut construire. Economie de moyens et prodigieuse invention ; contrepoint de rythmes raffinés, complexes, sonorités très pures. [...]
    L'adresse de Pierre Henry, sa légèreté, sa maîtrise dans son travail sont éblouissantes. L'oeuvre est assez brève; bien qu'abstraite, elle a un rayonnement; la clarté des douze flûtes, des huit hautbois, la voix très grave, profonde, des cinq tubas, le jeu vigoureux ou feutré des sept tambours, ont ici une grande présence. On lit dans Gymkhana une démarche intérieure vers une ascèse. [...]"
    Extrait de l'article, Les Lettres françaises
    Date 1970
    Collection Textes
  • Critique de presse du concert couché du 8 mai 1970
    Date 1970
    Collection Textes
  • Sur Cérémony, 
    « Il élabore une grande célébration syncrétiste autour d’un groupe anglais de "Pop’music", les Spooky Tooth, qui chantent les textes anglais de la messe, mais s’inspire aussi bien des rites ou plutôt d’images asiatiques et africaines.[...] Certains morceaux sont parmi les plus forts qu’ait réalisés Pierre Henry ; [...] il a composé avec les Spooky Tooth quelques hymnes d’une puissance unanimiste et d’une violence d’expression bouleversantes tel cet Hosannah lancinant, puis jaillissant jusqu’au cri, prolongé ensuite à l’infini par un des effets les plus étonnants que puisse créer le magnétophone, celui de la voix libérée du souffle. »
    Date 1970
    Collection Textes
  • "La rencontre de Gary Wright, organiste et chanteur, et de Pierre Henry donne un document étonnant d’une convergence provoquée vers une architecture pop’music contemporaine. Ce qui étonne, c’est cette force incantatoire, cette montée progressive et violente des sons, jamais réalisée sur deux plans différents, dans deux directions, mais d’une même structure. Un jeu subtil de balancement crée un climat d’étrangeté. Cette Messe a quelque chose d’une messe noire, fête païenne qui n’est pas pour nous déplaire."
    Date 1970
    Collection Textes
  • "Parmi les compositeurs d’après-guerre, Pierre Henry est probablement le plus capable d’amener à se rejoindre la tradition, la recherche et les musiques modernes de divertissement ou d’excitation collective. "
    Extrait de l'article, Le Figaro
    Date 1970
    Collection Textes
  • Date 1970
    Collection Textes
  • Court-métrage de Jean-Claude Labrecque d’après des extraits de "l’Apocalypse de Jean" (1968) de Pierre Henry.
    Date 1970
    Collection Musiques d’application
    Genre de l'oeuvre Musiques de film
  • "La célèbre révélation de Saint Jean [...] a trouvé en Pierre Henry un commentateur inspiré : pour traduire la grandeur visionnaire de ce texte et sa grâce terrible, la musique électronique offre plus d'avantages que l'orchestre traditionnel. Elle dispose aussitôt l'esprit à voir l'invisible et à entendre l'inouï.[...] L'ensemble présente beaucoup d'unité, de grandeur, une sorte d'horreur sacrée et produit une impression vive et originale."
    Extrait de l'article, Combat
    Date 1970
    Collection Textes
  • Machine danse est un morceau complémentaire de Cérémonie II [1970] qui allie des sons de cymbalette manipulés et transformés jusqu'à l'électronique aux bases instrumentales des Spooky Tooth groupe de rock progressif britannique.

    Date 1970
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert
  • Date 1970
    Collection Éditions discographiques
  • Date 1970
    Collection Éditions discographiques
  • Coffret de 4 disques + livret français/anglais/allemand
    Date 1970
    Collection Éditions discographiques
  • Texte inclus à l'intérieur de la pochette du LP Messe de Liverpool
    Date 1970
    Collection Textes
  • Cette commande pour un ballet de Maurice Béjart est une reconfiguration de Mouvement-Rythme-Étude [1970] associée à des citations transformées de la Symphonie no 6 « Pathétique » de Tchaïkovski et à des extraits du Journal de Vaslav Nijinsky dits par Laurent Terzieff.
    Date 1971
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Musiques de ballet
  • Film du ballet de Maurice Béjart produit par la télévision canadienne.
    Date 1971
    Collection Musiques d’application
    Genre de l'oeuvre Musiques de ballet
  • Pierre Henry joue, en direct, la propre musique de son cerveau. Imaginé par Roger Lafosse (responsable du Sigma de Bordeaux), un système d’électrodes capte les ondes électriques émises par le cerveau du musicien et les transforme en sons et en couleurs à l’aide d’appareils électroniques spéciaux et très complexes. C’est le Corticalart. En même temps un écran de télévision permet de voir sur le visage du compositeur la couleur de ses pensées et de ses réactions psychiques.
    Communiqué de presse de la création, 1971.

    Date 1971
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres événementielles / spectacles, Musiques improvisées
  • Cette pièce a été créée à partir de juxtapositions et de montages d’extraits d’œuvres existantes de Pierre Henry sous le thème fédérateur de la fête, un travail prémonitoire de Parcours-Cosmogonie [1976].

    Date 1971
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Musiques de circonstances, Musiques de ballet
  • utilisation dans la bande son du film de "Messe pour le temps présent" (1967) et "Le Voile d’Orphée" (1953)
    Date 1971
    Collection Musiques d’application
    Genre de l'oeuvre Musiques de film
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