Pierre Henry

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  • " Le "film" de l'Apocalypse passe devant les yeux avec un réalisme un peu naïf d'un tympan roman, le baroque d'un tableau de Bosch ou l'au-delà fantastique de Lovecraft ... C'est ainsi que la musique de Pierre Henry est plus vivante qu'intellectuelle. "
    Date 1968
    Collection Textes
  • " Il y a de nombreuses pages dont l'horreur, la splendeur, ou la violence évoquent les plus extraordinaires images du film "2001"... en y ajoutant cet irrésistible pouvoir d'investissement de la sensibilité qui est le propre de la musique. "
    Extrait de l'article, Le Figaro
    Date 1968
    Collection Textes
  • « Œuvre désarmante, déroutante, qu'on ne sait par quel bout prendre: c'est bien plutôt elle qui nous prend, qui nous subjugue, nous arrache à nous-même. Aussi mystérieuse, aussi obscure que le texte qu'elle illustre, cette musique en a cependant la beauté éblouissante, la force dramatique, la violence poétique ... Toute comparaison avec une musique existante - fût-ce celle d'un Penderecki - devient bientôt impossible, absurde. Cet assemblage savant de sons est un monde en soi, palpitant, cohérent, et si fascinant qu'on ne peut à son propos parler d'imitation, ni d'illustration de texte; monde de symboles suggestifs dans leur géniale transposition. »
    Date 1968
    Collection Textes
  • " [...] La réussite polyphonique de cette illustration poétique des visions de l'apôtre tient du plus merveilleux environnement sonore qui se puisse rêver. Et puis une émotion profonde, humaine, captivante informe constamment cet oratorio électronique, un sens grandiose de la tragédie de l'homme, de sa rédemption possible, le porte à l'étage de l'universel et du permanent. Cette œuvre nous concerne, nous le sentons d'instinct, nous en subissons l'influx, la quête, l'élan. Pierre Henry le solitaire n'est plus seul alors. Il tient le monde dans ses filets et nous, captifs, grouillants, scintillons à sa lumière. "
    Extrait de l'article, Combat.
    Date 1968
    Collection Textes
  • "La célèbre révélation de Saint Jean [...] a trouvé en Pierre Henry un commentateur inspiré : pour traduire la grandeur visionnaire de ce texte et sa grâce terrible, la musique électronique offre plus d'avantages que l'orchestre traditionnel. Elle dispose aussitôt l'esprit à voir l'invisible et à entendre l'inouï.[...] L'ensemble présente beaucoup d'unité, de grandeur, une sorte d'horreur sacrée et produit une impression vive et originale."
    Extrait de l'article, Combat
    Date 1970
    Collection Textes
  • «[...] L'Apocalypse de Jean s'apparente en beauté méditative, en violence, en complexité timbrique, au Voyage. Rythmes aussi étonnants qui vous roulent comme la vague. Lyrisme toujours abrupt avec d'atroces douceurs et de tendres meurtres, toujours dans les paroxysmes des couleurs crispées, mais toujours aussi dans ce long, interminable respir qui porte et jette au creux d'abimes, qui hausse et fait planer, qui inquiète, oui, toujours. [...] Les figures bizarres, les "yeux partout", le surréalisme du texte trouvent la voix exacte dans cette musique. L’Orient, l'Asie, le Moyen Age sont broyés dans cette œuvre. Pierre Henry est un créateur, un poète. Comme les prophètes, il a ses délires. »
    Extrait de l'article, Les Lettres Françaises
    Date 1968
    Collection Textes
  • «Qu'elle choque ou agace, elle [cette œuvre] s'imposera cependant à tout auditeur sans idées préconçues, par la splendeur du texte, [...] ainsi que par l'interprétation de Jean Négroni, d'un simple, grandiose et authentique lyrisme, et par la force captivante de la musique. Les longues pédales graves et harmonieuses où se pose la méditation, les appels d'oiseaux mélancoliques, les concerts frénétiques de clochettes tibétaines, les nombreuses séquences visionnaires aussi superbes par le matériau que par l'invention rythmique et formelle, les cataclysmes évitant toute imitation primaire, les contrepoints, chœurs ou canons faits à partir de la voix de Négroni, les évocations d'une intense beauté, comme celle de Babylone, qui s'achève en une sorte de paroxysme imprécatoire, avant de céder la place à la nudité parfaite ces derniers mots du poème […]» 
    Extrait de l'article, Le Monde.
    Date 1969
    Collection Textes
  • Relecture du poème sonore Dieu [1977], d’après le poème de Victor Hugo, dans une adaptation en concert donnée au domicile du compositeur, rue de Toul à Paris. Dans cette version, le comédien Jean-Paul Farré déambulait dans les différentes pièces de la maison ouvertes au public en déclamant le texte du spectacle sur la musique de Pierre Henry.
    Date 2009
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert
  • En février 1952, Pierre Henry esquisse cette Sonate en réalisant des enregistrements à partir de récepteurs d’ondes courtes. Malgré un travail d’élaboration important, ce projet ne sera repris qu’en mars 1955. Il œuvre alors à sa composition, établissant un classement des sons, des listes de boucles et un découpage en mouvements (‹ Andante ›, ‹ Scherzo ›, etc.) avec ébauches de partitions et schémas. La Sonate reste encore une fois inachevée, mais ses éléments ont nourri nombre des œuvres ultérieures. En 2002, il élabore une version dont la première partie,de 32'50, est destinée à accompagner l’entrée du public avant les exécutions de Dracula (2002) lors des concerts « Pierre Henry chez lui 2 » du 13 au 27 avril 2002.

    Date 2002
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert
  • Libre adaptation pour orchestre sonorisé et orchestre de haut-parleurs, interprétée par l’ensemble Le Balcon, cette œuvre est fondée sur 3 conducteurs synchrones fournis par Pierre Henry : les 2 premiers contenant ses musiques en version stéréo, le troisième faisant entendre ses emprunts à Richard Wagner exécutés par l’orchestre.
    Date 2017
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert
  • Cette version condensée de "Dracula" [2002] a été composée pour une nouvelle série de « 24 concerts exceptionnels chez Pierre Henry », donnés à l’occasion de la parution du livre de Geir Egil Bergjord "La Maison de sons de Pierre Henry" aux éditions Fage.

    Date 2010
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert
  • Pour ce concert à Berlin, l’œuvre initialement créée in situ dans la maison de Pierre Henry en 2002 est écourtée d'une vingtaine de minutes et perd l'un de ses mouvements.

    Date 2008
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert
  • Remix du "Prélude à l’après midi d’un faune" de Claude Debussy, destiné à une parution discographique chez Universal Berlin, regroupant des remix de cette oeuvre de Debussy par divers artistes.
    Date 2002
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Musiques composées pour le disque
  • En 1996, Brian Ritchie, leader du groupe Violent Femmes et grand admirateur de Pierre Henry, rend visite au compositeur dans son studio, rue de Toul, et lui propose de collaborer à leur prochain album. D’un commun accord, il est décidé que le groupe enverra des enregistrements de différents instruments et que Pierre Henry en disposera à sa guise pour les mélanger avec ses propres sons. Il en a résulté 2 réalisations, l’une purement instrumentale, intitulée Instrumental Sounds ; l’autre avec texte et voix : A Story (5’). Seule cette dernière figure sur le disque des Violent Femmes Freak Magnet, paru en 2000.

    Date 1996
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Œuvres de concert, Musiques composées pour le disque
  • Le projet n'ayant pas été accepté, Pierre Henry se console en assistant Olivier Messiaen dans la réalisation d'une étude de musique concrète d'après une partition de timbres et de durées, comme son titre l'indique. Les sons de base de Timbres-Durées étaient d'une part des percussions (tambour à corde, cymbale chinoise, tam-tam, wood-block, caisse claire frottée avec un balai, etc.) et d'autre part des jets d'eau dont l'auteur attendait beaucoup, et qui le déçurent rythmiquement. Cette déception racontée avec franchise par Messiaen, qui retira d'ailleurs de son catalogue ce qu'il appelait lui-même un «très modeste travail de rvthme », fut celle de beaucoup de musiciens d'écriture qui, comme Boulez ou Jean Barraqué, crurent trouver à l'époque dans la bande magnétique, découpable à merci, un moyen idéal pour réaliser leurs projets sériels. Or, le son fixé a ses lois, ses critères, qui se manient au niveau de l'oreille concrète, cette oreille différente de l'oreille musicale classique, et pour laquelle le haut-parleur n'est pas le simple équivalent d'un «monitor» ou d'un écran de télévision qui retransmet et diffuse, mais un écran de projection qui crée seul ou en orchestre, les lois de son propre espace. Cet espace, que nous appelons l'espace interne … est ici en effet partie intégrante de l'œuvre, les sons ne vivent pas indépendamment de lui. D'autre part, la façon dont dans cette musique les sons peuvent surgir à notre oreille derrière la membrane du haut-parleur est un effet spécifique que le compositeur de musique concrète doit prendre en compte.
    Collection Textes
  • ANTIPHONIE, 1951
    Toujours dans cette tendance d'un retour au papier à musique, il écrit la partition sérielle d'Antiphonie, une œuvre qui, elle, est réalisée peu après. Cette partition est faite «d'un schéma rigoureux, où les durées sont notées avec précision (en centimètres sur la partition). Deux séries de blocs sonores s'opposent à la façon de I'antiphonie du Moyen Age - d'une part des groupes formés de cellules - c'est-à-dire de courts motifs sonores - en renouvellement continuel; d'autre part, une série rigide de douze sons complexes de timbre, de durée, hauteur et ampleur dissemblables. Le tout est traité de manière systématiquement différente. [...] La construction d'Antiphonie est basée Sur des durées rythmiques en équivalence avec la nature du matériau employé. Chaque son traité a son silence complémentaire ».
    En clair, cette brève musique fait entendre un contrepoint, très lisible, entre une chaîne sonore de sons hétéroclites qui, collés les uns aux autres, forment une ligne brisée imprévisible et agitée, et, d'autre part, de brefs sons haletants, tombant à intervalles irréguliers, entre des silences également imprévisibles. Même s'il est impossible - comme pour toute œuvre sérielle - de suivre le jeu structurel qui a été la base de la partition, on est emporté par un mouvement spasmodique, sauvage, une espèce de swing irrationnel. Pour sa première utilisation systématique du magnétophone (les sons d'Orphée 51 étaient essentiellement des sons de tourne-disques repiqués sur bande), Pierre Henry a joué à fond de son principal apport : le montage. D'autant plus que la vitesse professionnelle de l'époque (76 cm par seconde), permettait, bien avant les « micro-échantillonnages» pratiqués sur l'ordinateur, de monter les sons en dessous même du seuil où l'oreille est à même de discerner deux phénomènes successifs. Mais ce qui rend Antiphonie très vivant, par opposition à d'autres études sérielles (comme Studie 1 de Stockhausen, faite à la même époque), c'est que son matériau sonore de base est très dynamique, il a une vie de son, il n'est pas un vague bruit impersonnel: et d'autre part. que ce jeu plutôt abstrait avec les durées est pulsé par l'utilisation du silence qui fait rebondir les sons, les magnétise et les charge, atomes éparpillés, d'une tension vivante. C'est une des premières œuvres où Pierre Henry manie systématiquement les rythmes irrationnels (d'une périodicité subtilement irrégulière), ce qu'il fera avec un art de plus en plus raffiné dans ses grandes «études rythmiques» des années 70.
    Collection Textes
  • Cette pièce fait partie de la série radiophonique Le Microphone bien tempéré [1950-1951]. Elle constitue le dernier mouvement de la continuité d’origine (57’15). Œuvre en 5 mouvements pour piano préparé et en grande partie instrumentale, Sonatine I a fait l’objet de divers traitements (variations de vitesse, réverbération, etc.) et n’est pas sans rappeler le Concerto des ambiguïtés [1950].
    Date 1951
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert, Musiques radiophoniques
  • Cette pièce fait partie de la série radiophonique Le Microphone bien tempéré [1950-1951].
    Date 1951
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert, Musiques radiophoniques
  • Cette pièce fait partie de la série radiophonique Le Microphone bien tempéré [1950-1951], suite de pièces qui explorent les possibilités instrumentales de la musique concrète à partir de sons manipulés et essentiellement produits par un piano préparé et des percussions.

    Date 1951
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert, Musiques radiophoniques
  • Cette pièce fait partie de la série radiophonique Le Microphone bien tempéré [1950-1951], suite de pièces qui explorent les possibilités instrumentales de la musique concrète à partir de sons manipulés et essentiellement produits par un piano préparé et des percussions.

    Date 1951
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert, Musiques radiophoniques
  • Cette pièce fait partie de la série radiophonique Le Microphone bien tempéré [1950-1951].

    Date 1951
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Musiques radiophoniques
  • Cette pièce fait partie de la série radiophonique Le Microphone bien tempéré [1950-1951], suite de pièces qui explorent les possibilités instrumentales de la musique concrète à partir de sons manipulés et essentiellement produits par un piano préparé et des percussions.

    Date 1951
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Musiques radiophoniques, Oeuvres de concert
  • Cette pièce fait partie de la série radiophonique Le Microphone bien tempéré [1950-1951].

    Date 1951
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert, Musiques radiophoniques
  • Cette pièce fait partie de la série radiophonique Le Microphone bien tempéré [1950-1951], suite de pièces qui explorent les possibilités instrumentales de la musique concrète à partir de sons manipulés et essentiellement produits par un piano préparé et des percussions.

    Date 1950
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert, Musiques radiophoniques
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