Pierre Henry

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  • Texte inclus dans le programme du festival Archipel 94, musiques d'aujourd'hui à Genève.
    Date 1994
    Collection Textes
  • Pour la création de L’Homme à la caméra au théâtre de la Ville à Paris, Pierre Henry avait imaginé et composé 2 musiques pour le film de Dziga Vertov. Cette version accompagnait la projection à 18 images/s. La pièce est instrumentale, spontanée, dynamique. Tout se passe comme si Pierre Henry improvisait pendant la projection.
    Elle n’a été jouée qu’une seule fois, puis abandonnée. Les dispositifs techniques au studio et en concert étaient identiques à ceux de L’Homme à la caméra, version 20 images/s.
    Date 1993
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Musiques de film
  • À l’origine, cette œuvre était le final de la deuxième version de L’Homme à la caméra, projetée à 18 images/s et créée le 13 novembre 1993, puis abandonnée. Séparée de cette version, elle a connu un destin autonome.
    Date 1993
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert, Musiques de film
  • “Kino-Glaz… Ciné-oeil”. Il est évident que Dziga Vertov a cherché la vérité à l’état brut. Il a voulu saisir “la vie à l’improviste”. De même, pour moi, le son est spontané et les manipulations déformantes ne changent rien vraiment. J’ai souvent saisi le phénomène auditif dans son naturel extrême (Variations pour une porte et un soupir). Ma musique se veut objective. J’attaque l’univers sonore de façon visible. L’oreille joue le rôle de l’œil. Un œil parfois surréel qui est utilisé comme capteur, comme analyseur. Réalité nouvelle des sons.
    L’Homme à la caméra est un traité d’écriture de cinéma extraordinaire. La bande-son constitue un répertoire, un inventaire formel et poétique pour un film sans intertitres. C’est une tentative de “musique visuelle”. Vision d’une ville en soi, toute une journée, mais seulement quelques instants repérés comme thème, comme leitmotiv. En voici les principaux : l’activité du cameramen, la vie des gens, les mouvements de l’objectif, le film dans le film. Spectacle drôle et lyrique, musique hors incident, hors situations dramatiques. Intensité voisine, tonalité semblable, alchimie des correspondances. Entrée dans le silence, rupture, entrechoc d’éléments quasi simultanés, anecdotes contraires ou même pléonasmes. Ce “discours sur le monde”, ce montage d’idées musicales brisé, haché, fragmenté, apparaît discontinu. Pour cela, j’ai décidé de faire une musique anti “music score”, une musique décorative, harmonique. Une linéarité de rituel avec ses sons dédoublés, décomposés, surmultipliés; sons différentiels, sons additionnels. Enrichissement, appauvrissement : dynamique des surimpressions. Une recherche de synchronisme. Un jeu logique avec le réel. Quant à l’orchestration, pas de voix, peu de bruits, instruments joués, frappés, répétitions, pulsations douces ou frénétiques, vina, sitar, métaux de sculpteur, battement de mille métronomes. Analogie et identité sonore. Artifices et variations."
    Pierre Henry, tapuscrit préparatoire de la note de programme du concert du 29 avril 1994, Archives Pierre Henry.
    Date 1993
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Musiques de film
  • Date 1992
    Collection Ébauches et projets d’œuvres
    Genre de l'oeuvre Musiques radiophoniques
  • Cette version resserrée de Maldoror/Feuilleton [1992] a été donnée en concert à l’occasion de son lancement sur France Musique.

    Date 1992
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert
  • Création radiophonique en 50 épisodes d’après Les "Chants de Maldoror" du Comte de Lautréamont pour France Musique. Adapté et mis en musique par Pierre Henry, le texte est dit par la comédienne Cécile Viollet.
    Date 1992
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Musiques radiophoniques
  • Date 1991
    Collection Textes
  • Coffret 3 CD + livret
    Date 1991
    Collection Éditions discographiques
  • Coffret de 4 CD avec chacun un livret français /anglais, accompagné d'un livre de textes et documents inédits réunis par François Bayle.
    Date 1990
    Collection Éditions discographiques
  • Date 1990
    Collection Éditions discographiques
  • Date 1990
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Musiques composées pour le disque, Oeuvres de concert
  • Révision, vingt-deux ans après, d'une œuvre clé du répertoire électroacoustique
    Le musicien " concret ", celui qui travaille sur des sons enregistrés, stockés, puis coupés-collés, a d'évidentes parentés avec le cinéaste. Compositeur " concret " (le premier à l'avoir été avec Pierre Schaeffer), Pierre Henry a travaillé pour le cinéma (musiques pour Grémillon, pour la publicité et, tout récemment, pour Berlin, symphonie d'une grande ville, de Walter Ruttmann (1). Il est un assidu des salles obscures : de Bresson à Spielberg, l'image montée l'inspire.
    C'est peut-être pour cela que Pierre Henry offre aujourd'hui, sur le modèle des " versions longues " du Grand bleu ou de Lawrence d'Arabie, la " version grande " d'une de ses œuvres anciennes, cette Apocalypse de Jean dont la gestation commença dès 1960, dont la création, lors d'une soirée-marathon, reste inscrite dans les souvenirs de 1968, dont la version originale a été fixée sur disques numériques (2), et dont la version définitive a été créée le 18 décembre à l'Auditorium des Halles, commande du Festival d'art sacré.
    Un saut qualitatif
    La ressemblance avec le cinéma s'arrête là. Car cette " grande" Apocalypse n'a pas été fabriquée avec des chutes recyclées ; elle n'a rien d'un travail de restauration ; c'est bien de révision qu'il s'agit : les séquences ajoutées _ certain Passage de grenouilles particulièrement coassant ; un beau portrait sonore de Jérusalem _ ont été composées cette année. Toute la fin du récit biblique, à partir de l'Agneau, a d'autre part été remaniée. Les visions horrifiées, pétrifiées, grotesques, grinçantes, qui autrefois dominaient dans l'Apocalypse, se trouvent ainsi contrebalancées désormais par l'espoir de tendresse et de vie que constitue l'ultime Fleuve d'eau vive. Dans son minutage global, l’œuvre reste inchangée.
    Par son nouveau dispositif scénique, elle subit néanmoins un saut qualitatif. La prophétie de Jean est mise, maintenant comme autrefois, dans la bouche d'un récitant. Mais, entièrement enregistrée dans la version de 1968, la voix de Jean Négroni avait alors deux fonctions. D'une part, elle énumérait, sur le ton de la narration, le titre des séquences, la nature des fléaux promis par le prophète ; nimbée d'écho, amplifiée, mêlée aux sons concrets, elle servait d'autre part d'élément dramatique en soi, de parole musicalisée.
    La « grande » Apocalypse en rajoute de ce côté. Elle fait s'affronter le Négroni enregistré il y a vingt-deux ans et le Négroni d'aujourd'hui, en scène, mêlant au micro sa voix de récitant survivant à ses voix enregistrées d'antan. Changés en monstrueuses marionnettes, sous les voiles noirs des Bread and Puppett, les haut-parleurs participent à leur façon - immobile, mais pas muette - à cette théâtralisation.
    Monstrueuses marionnettes
    La Grande, l'Apocalypse impose donc désormais ses lumières, ses images, son personnage principal. On pouvait la préférer «petite» : pure musique, théâtre pour l'esprit. Moins grandiloquente, moins équilibrée, moins spectaculaire, moins écrasée par la présence du verbe.
    Rappelons que le musicien s'était amusé, dans un Livre des morts égyptien, créé l'an dernier, à composer « à l'ancienne» sur du matériel ultramoderne. Réalisé dans les studios de !'IRCAM, enregistré dans la foulée en toute fidélité numérique, disponible désormais sur CD (3), ce Livre magnifique pourrait être l'accompagnement désigné pour l'exposition « Mémoire d’Égypte » présentée actuellement à la Bibliothèque nationale ( dont le fond sonore laisse à désirer). Distribuée en sept «moments», l’œuvre reflète parfaitement, dans une accumulation de sons machiniques et industriels, le passage par étapes forcées de la mort à la vie éternelle, tel qu'on le voit représenté sur les papyrus. Pierre Henry s'y souvient opportunément de son lointain passé de percussionniste, des rythmes jazzés qu'il aimait dans les années 50, du piano préparé sur lequel il improvisait : d'un passé en partie antérieur à ses premières productions de musicien concret (4).
    ANNE REY

    (1) On reverra ce film muet de 1927, assorti de sa musique originale pour deux pianos et deux percussions (signée Edmund Meisel) les 30 et 31 janvier à !'Auditorium du Louvre, dans le cadre d'une série « Cinéma muet en concert».
    (2) L 'Apocalypse de Jean, version originale : deux disques compacts Philips.
    (3) Le Livre des morts égyptien : un CD Mantra-Votre musique.
    (4) A paraître en janvier : Mes années 50, soit les œuvres composées de l'après-guerre à 1960, aux trois quarts inédites (trois CD Mantra-Votre musique).
    Date 1990
    Collection Textes
  • Cette œuvre est une révision augmentée de l’Apocalypse de Jean (1968), avec une présentation nouvelle. Durant les concerts, Jean Négroni interprétait en direct 17 des 27 mouvements.
    Date 1990
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres événementielles / spectacles
  • Mouvement-Rythme-Étude, musique de Nijinsky, clown de Dieu, création Maurice Béjart
    Date 1989
    Collection Éditions discographiques
  • CD + livret
    Date 1989
    Collection Éditions discographiques
  • CD + livret
    Date 1989
    Collection Éditions discographiques
  • Cet Hörspiel est une commande de Klaus Schöning, directeur du Studio Akustische Kunst (Westdeutscher Rundfunk Köln).
    Date 1989
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Musiques radiophoniques
  • Premier mixage stéréo de l'oeuvre créée en 1970 pour dix pistes et dix groupes de haut-parleurs.
    Date 1988
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert
  • Date 1988
    Collection Éditions discographiques
  • L 'Apocalypse de Jean - oratorio électronique en 5 temps
    Date 1988
    Collection Éditions discographiques
  • Cette nouvelle version de concert a été élaborée pour la série « Pierre Henry, 40 ans de musiques en 15 concerts » donnée au musée d’Art moderne de Paris, à partir de la bande originale du spectacle créé en 1963.

    Date 1988
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert
  • Pour créer cette « biographie sonore », Pierre Henry a composé 58 petites pièces et sélectionné des extraits de ses œuvres, des séquences peu connues, des expériences isolées ou marquantes, qu’il choisit, alterne et diffuse en direct au cours d’un concert d’une durée de 8 heures. Ces improvisations n’ont pas été enregistrées. Seules demeurent les 58 petites séquences (1h58).
    Date 1988
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres événementielles / spectacles, Musiques pour plasticien et sculpteur
  • Pierre Henry a composé en 1988, pour une série de concerts marquant ses 40 ans de musique, une évocation d'Orphée, intitulée Écho d’Orphée qui puise dans les sensations, les sons originaux et les voix de mixage d’Orphée 51 [1951] et d’Orphée 53 [1953].
    En 1990, à l'occasion des 80 ans de Pierre Schaeffer, Pierre Henry a retravaillé et augmenté cette oeuvre qu'il lui a dédiée. Elle figure dans les éditions discographiques consacrées à Pierre Schaeffer.
    En 1996, il réalise une version plus courte qui devient la version définitive de concert.

    Date 1988
    Collection Oeuvres musicales
    Genre de l'oeuvre Oeuvres de concert
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